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ARTICLE N°2250 - 10 octobre 2005

Forêts : le piège à carbone montre ses limites

Une étude parue dans la revue Science met en doute la capacité des arbres à piéger le CO2 atmosphérique

Les pays qui comptaient sur leurs forêts pour absorber du CO2 et obtenir ainsi des crédits de carbone en vertu de l'accord de Kyoto devront peut-être revoir leurs ambitions à la baisse. En effet, une étude parue dans l'édition du 26 août de la revue Science met un sérieux bémol à la capacité des arbres à piéger les excédents de CO2 atmosphérique.
Partant de l’hypothèse qu’une plus forte concentration de ce gaz dans l’atmosphère stimulerait la croissance des forêts et la quantité de CO2 absorbée, l’équipe de Christian Körner, de l’Université de Bâle a apporté pendant quatre ans, grâce à une grue installée dans la canopée d’une forêt adulte, un surplus de CO2 à 500 m2 d’arbres pour atteindre un taux de 530 ppm. Le verdict a déçu leurs attentes. Les mesures, réalisées sur toute la hauteur des arbres, montrent qu’ils ont, certes, pompé plus de carbone mais sans que la photosynthèse et la croissance soient stimulées.
En fait, l’apport supplémentaire CO2 a été relâché dans le sol par les racines. Les chercheurs ont observé, en effet, que l’accroissement du flux de carbone et de la photosynthèse s’est traduit par une hausse de la production de sucres dans les racines. Une aubaine dont les principaux bénéficiaires ont été les microbes du sol dont la gourmandise a provoqué une élévation de 40 % des émissions de CO2 par le sol forestier.
Malgré cette déconvenue, les chercheurs restent prudents et se refusent à généraliser les conclusions de leur étude à l'ensemble des forêts. Ils estiment, en effet, que la réponse des arbres peut varier en fonction de leur espèce et de leur âge. Néanmoins, forts de leurs conclusions, ils invitent également les partisans du stockage du carbone en forêt à approfondir leurs connaissances. “Bien que la technologie d'enrichissement en CO2 (…) que nous avons mise au point permet d'explorer les effets d'une élévation de ce gaz dans différents types de forêts matures,” signale le professeur Steeve Pépin, du Département des sols et de génie agro-alimentaire, “il serait bon de tester l'effet réel d'un tel enrichissement dans divers écosystèmes forestiers avant d'avancer des chiffres trop optimistes sur le potentiel de piégeage de CO2 par les forêts.”

 






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