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Interview


ARTICLE N°6 - 4 avril 2000

Le ministre réaffirme son soutien à la filière

Jean Glavany Ministre de l'agriculture et de la pêche

L'interview exclusive de Jean Glavany, Ministre de l'Agriculture et de la Pêche


    Boisforet-info : Le plan gouvernemental a été très rapidement annoncé. Il a été bien accueilli. Les acteurs de la filière trouvent aujourd'hui sa mise en place trop lente. Qu'en est-il réellement ?
Jean Glavany : Effectivement, le plan gouvernemental a été annoncé très rapidement, dès le 12 janvier pour la plupart des actions, le 3 février pour le complément d’aide au transport. Depuis, les services du ministère de l'Agriculture et de la Pêche, en liaison avec d’autres ministères, ont accompli de véritables prouesses pour mettre au point définitivement l’ensemble des procédures et vous pouvez aisément imaginer que ce n’était pas simple. C’est aujourd’hui chose pratiquement terminée et les délégations de crédits arrivent progressivement sur le terrain. Nous ne pouvions guère aller plus rapidement. Mais je comprends l’impatience des acteurs d’une filière qui a été si durement sinistrée et qui a hâte d’agir. Rien maintenant ne les freinera, j’en suis persuadé.

    Des aides directes et des financements à taux réduits ont été annoncés, quels dispositifs et quels critères sont prévus pour que les ayants droit puissent en bénéficier rapidement ?
Comme je vous le disais, la quasi-totalité des textes d’application ont été élaborés et transmis aux préfets pour mise en œuvre. Parallèlement, les délégations de crédits arrivent dans les services déconcentrés.
Pour coller au mieux avec la réalité du terrain et pour coordonner les actions de l’Etat et les initiatives prises par les conseils régionaux ou départementaux, les critères d’attribution seront ajustés au niveau régional à l’intérieur du cadre national.
Il est essentiel que, dès maintenant, les dossiers soient déposés auprès des DDAF, afin qu’ils soient instruits aussi vite que possible.

    Quelles démarches avez-vous entreprises pour faciliter la participation éventuelle de personnels qualifiés extra-communautaires aux travaux forestiers (dès lors que la filière manque de moyens humains et que l'ANPE n'est pas en mesure d'y répondre ) ?
Contrairement à certaines rumeurs, le travail en France de travailleurs étrangers extra-communautaires n’est pas interdit. Mais vous conviendrez qu’il est normal que le gouvernement souhaite donner la priorité aux travailleurs de la communauté. Toutefois, pour faciliter l’instruction des demandes d’emploi d’ouvriers étrangers, mes services, en liaison avec ceux de l’emploi, ont diffusé par circulaire les procédures à suivre.

    La tempête a créé une vaste mobilisation des acteurs de la filière ; est-ce, à vos yeux, une opportunité à saisir pour moderniser l'économie forestière conformément aux orientations définies dans le rapport Bianco ?
Oui, certainement. La tempête met à l’épreuve la solidité, la solidarité et le dynamisme de la filière forêt-bois. J'ai entière confiance dans la capacité de tous les acteurs à faire face aux difficultés. Je tiens en particulier à saluer l’accord professionnel conclu entre vendeurs et acheteurs pour éviter l’effondrement des cours du bois : il faut maintenant le tenir.
Bien sûr, dans la poursuite de mes deux grands chantiers forestiers, stratégie et loi d’orientation sur la forêt, qui prolongent les travaux de Jean-Louis Bianco, j'utiliserai les enseignements de ce que nous vivons aujourd’hui.

    La tempête a suscité une profonde émotion dans la population, elle a aussi fait apparaître des incompréhensions entre les attentes du grand public en matière de conservation du patrimoine naturel et la logique économique de la filière. Quelles sont, selon vous, les orientations à suivre pour réconcilier forêt et société ? Quand pouvons-nous espérer une réponse ?
Le malentendu que vous soulignez, comme tous les malentendus, vient d’un défaut de communication entre les parties intéressées. Il y a donc là un effort d’écoute et d’explication à faire des deux côtés. Je crois profondément que notre forêt française peut assurer pleinement toutes les fonctions que notre société attend d’elle. Ecologie et économie sont souvent plus complémentaires qu’opposables, une fois évacuées les positions extrêmes.
C’est cette "multifonctionnalité" de la forêt qu’affirmera la future loi d’orientation sur la forêt, dès son premier article. En tout état de cause, la situation de crise que nous vivons est l'occasion de faire le point sur ces questions délicates. Je compte en tirer le maximum d'enseignements et les utiliser dans le cadre du programme de reconstitution.
Un groupe de travail scientifique réfléchit aux problèmes posés à notre gestion sylvicole. D'une façon générale, la dynamique de concertation qui s'est développée pour élaborer la stratégie forestière sera soutenue.




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