Magazine Découverte Espace Pro
Logo CNDB
bandeau magazine

 
OK Recherche approfondie Liens utiles Abonnement Contacts

Architecture & Habitat

Consommation

Economie & Politique

Education & Formation

Environnement & Nature

Gestion durable

International

Sciences & Techniques

Tourisme & Loisirs

 

Toutes les brèves

Tous les dossiers

Toutes les infos

Toutes les interviews

Toutes les nouveautés

 

Inscription Espace Pro



Nouveautés


ARTICLE N°2290 - 5 avril 2006

La microfinance, une solution envisagée pour réduire la pauvreté des communautés forestières

Selon une publication de la FAO, l’accès des communautés pauvres des forêts aux services financiers de base est fondamental pour améliorer leurs conditions de vie.

L’ouvrage «Microfinance and forest-based small-scale enterprises », financé par la Norvège, montre comment la microfinance peut aider les ménages à faible revenu vivant aux alentours des forêts à démarrer et à gérer leurs propres entreprises. Ces communautés vivent souvent dans des zones reculées où l’absence de services financiers est un obstacle à la création d’activités économiques. Selon Sophie Grouwels, expert forestier de la FAO, «la possibilité de demander un prêt et d’ouvrir un compte d’épargne porteur d’intérêt est crucial pour aider les ménages pauvres qui gagnent leur vie grâce aux produits de la forêt à créer leurs propres entreprises.»



Artisan au Népal © FAO

Taux de recouvrement proche des 100 %
La microfinance est un terme général qui englobe la fourniture de services financiers de base, tels que le crédit, l’épargne, le crédit-bail, la participation au capital, l’assurance et les envois de fonds, par les banques, les organisations non gouvernementales et les coopératives de crédit et d’épargne aussi bien dans les secteurs financiers officiels que parallèles.
À l’appui de sa thèse, l’ouvrage présente une série de «success stories». Par exemple, dans le District de Parbat au Népal, 673 petites entreprises ont été mises en place dans le cadre d’un programme de création d’entreprises grâce au microfinancement. Elles ont ainsi créé des emplois dans les zones rurales qui dépendent du commerce des produits forestiers non ligneux comme le miel, l’allo (tissu traditionnel fabriqué à partir d’orties) et le lapsi (fruit utilisé dans la préparation de boissons et de sucreries). Les prêts ont été remboursés entièrement par 669 entreprises, soit la quasi totalité des emprunteurs participants au programme.

La microfinance peut faire plus encore
«Plusieurs facteurs ont contribué à ce succès», explique Sven Walter, autre expert forestier à la FAO. « Les candidats ont été sélectionnés avec soin à l’aide de critères rigoureux, les entreprises avaient accès à des conseils en création d’entreprises et ils étaient suivis régulièrement. » Avant de corriger : «La fourniture de services de microfinancement en soi ne suffira pas à briser le cercle vicieux de la pauvreté, elle devra être accompagnée de l’octroi d’autres services aux petites entreprises forestières.»
C’est pourquoi, les experts de la FAO suggèrent qu’en dehors de leurs services ordinaires, les institutions de microfinancement devraient fournir des conseils à la création d’entreprises et un soutien aux petites entreprises. Elle fait également remarquer qu’il faut faire tomber les barrières sociales qui peuvent empêcher les ruraux de demander une aide aux institutions de financement. Toutefois, l’ouvrage met en garde contre la plafonnement artificiel des taux d’intérêt et le subventionnement excessif de programmes de crédit ciblés qui pourraient provoquer des distorsions du marché et rendre le microfinancement moins viable.

Source FAO


Références :
Pour consulter ou télécharger le document (en anglais) : "Microfinance and forest-based small-scale enterprises (pdf)





article précédent


liste des infos


article suivant

envoyer cette page à un ami

accueil magazine

imprimer cette page

Droits de reproduction et de diffusion réservés
© www.bois-foret.info © Belvédère ©a2sc web design ©Algodia
L'utilisateur du site reconnaît avoir pris connaissance de la licence de droits d'usage et d'en respecter les dispositions.

retour en haut de page